De mémoire, je pense que c’est la première fois que je parle de sport féminin sur ce blog. Il était temps. Passionnée de foot que je suis, il était temps que je parle de femmes qui, comme moi, s’intéressent au sujet, ou alors des femmes qui excellent dans le domaine notamment l’américaine Megan Rapinoe, l’allemande Ada Hegerberg, la française Wendie Renard, ou encore la brésilienne Martha. Une manière d’encourager toutes les filles qui ont besoin de référence pour viser le sommet dans leurs domaines d’activités. A ce titre, j’aimerais aujourd’hui parler de l’équipe féminine de l’Olympique lyonnais.
Il y a une semaine, les lyonnaises ont été sacrées championnes d’Europe pour la 7ème fois de leur histoire, et la 5ème consécutivement, en battant l’équipe allemande de Wolsburg. Une performance inédite et impressionnante dans l’histoire du foot en général et du foot féminin en particulier.
Une performance exceptionnelle
Je suis tentée de dire qu’en matière de sport collectif féminin, aucune équipe ne fait mieux à l’heure actuelle. En effet, pour saisir la mesure de l’exploit réalisé par les lyonnaises, il faut interroger l’histoire. Seule l’équipe de foot du Real Madrid a pu gagner successivement pendant 5 ans une coupe d’Europe. Mais, il faut souligner que c’était dans les années 1950. Oui, les Madrilènes ont réalisé cette performance au siècle dernier, suis-je tentée de dire. Dans les compétitions internationales, la sélection américaine est aussi impressionnante que l’Olympique Lyonnais. Mais elle n’a jamais dominé une compétition comme le fait le club français en ligue des champions. Réaliser une telle performance est juste exceptionnelle à l’heure actuelle. Chapeau aux Lyonnaises.
Une ADN du succès à toute épreuve
On dit souvent que la loi du plus fort est toujours la meilleure. Je pense définitivement que ce proverbe se vérifie parfaitement avec l’équipe féminine de l’Olympique Lyonnais. Ou alors que l’histoire ne retient que les gagnants ou les vainqueurs. Cela est aussi vrai aussi qu’on ne change pas l’équipe qui gagne. Les années passent mais l’Olympique lyonnais femmes demeure et gagne. Cette équipe est éternelle tout simplement. Malgré les défis et changements constants, elle brille par sa capacité à maitriser son sujet, à assurer la victoire match après match et une culture de la gagne développée au sein du club. L’objectif reste le même chaque saison. Il faut gagner et toujours gagner. Jouer pour gagner plus de matches, plus de trophées et écrire une page inoubliable du sport féminin.
Une entreprise savamment managée
Beaucoup d’entreprises pourront prendre exemple sur ce club français pour leur gestion. Tout un travail de fond est fait. Savoir recruter, savoir gérer l’effectif, mettre les joueuses dans des conditions optimales pour le travail, voilà quelques actions à saluer de la direction de l’Olympique lyonnais. Jean Michel Aulas, président de l’OL mérite une distinction honorifique pour le travail fait dans le foot féminin en Europe et dans le monde entier.
Un exemple à suivre pour les femmes
Cette équipe, modèle de réussite, est un exemple pour toutes les femmes dans leurs entreprises. Ces différentes joueuses peuvent être de vraies modèles pour nous autres jeunes femmes qui avons besoin de référence pour viser le sommet dans nos domaines d’activités respectifs. L’équipe féminine de l’OL n’a pas atteint ce niveau d’excellence en croisant les bras. Chacune des joueuses s’entraine pour donner le meilleur d’elle-même. Et pour arriver à ce niveau de succès et de visibilité mondiale, ces filles avaient certainement, il y a plus de 15 ans, le rêve de jouer au ballon aussi bien que les hommes et d’en faire leur profession. Et cela en dépit de tous les défis et obstacles sur le chemin. Nous connaissons tous les difficultés auxquelles doivent faire face les femmes en général pour étudier, travailler et a fortiori pour jouer. Peu de parents acceptent que leurs filles s’intéressent au ballon rond. Peu de pays mettent des moyens pour organiser des fédérations féminines de foot. Et même quand les fédérations existent, la réalité du terrain est toute autre. La visibilité de ce genre de discipline n’est pas assurée et peu de publicité y est associé. Un manque d’accompagnement criard qui traduit ainsi la faible considération accordée aux disciplines de sport féminin. L’année dernière, la capitaine de l’équipe américaine Rapinoe dénonçait cet état de choses du fait que la finale de la coupe du monde de foot féminin avait lieu le même soir que les finales de la Copa america et de la Gold cup, deux compétitions majeures chez les hommes. Selon elle, il s’agissait d’un total manque de respect et de considération de la part de la FIFA.
Si les Lyonnaises arrivent à le faire aussi bien malgré les années qui passent, nous aussi nous pouvons le faire. Filles et femmes, avec les moyens disponibles, nous pouvons viser l’excellence dans tout ce que nous entreprenons.





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