Ce matin, je ne savais pas quoi vous raconter. Je ne voulais surtout pas parler d’amour, de saint valentin ou des couleurs rouge et blanche car l’année passée, j’y avais déjà consacré un billet. Aujourd’hui, je viens parler de nos vies au rythme des novelas.
Nous vivons au rythme de la mondialisation. Un peu d’internet, une petite parabole, un écran plus ou moins plat, un petit ami et tout est parfait. Nous sommes câblés à longueur de journée sur nos smartphones ou nos télévisions. Ce billet, je voulais l’écrire depuis plusieurs mois mais j’avais trouvé le sujet sans intérêt. Et il y a quelques semaines, ma voisine du nord m’a demandé d’écrire sur la question et j’ai gentiment accepté. Venons-en au fait.

Barbarita, Marina, Patrona, Dona, Catalina, Theresa …Si tous ces noms ne vous disent rien, c’est que vous êtes bien chanceux. Il s’agit des titres des célèbres feuilletons qui nous sont proposés sur la chaine Novelas tv. Feuilletons latino-américains, avec plus ou moins de suspense où la fille est toujours pauvre et son amoureux issu d’une famille nantie. Chaque feuilleton commence souvent de la même façon : la belle-mère n’aime pas la fille et souvent l’ex fiancée tombe enceinte au moment où les deux amoureux devraient convoler en justes noces. Le couple est toujours obligé de se séparer pour finir par se réconcilier à la fin (oui, ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants). C’est toujours le même scénario et on est toujours accro. Ces feuilletons ont rythmé nos vies d’avant mais heureusement, ils n’étaient proposés qu’une fois par semaine. Ce qui est moins intéressant avec ces classiques sud-américains, c’est que Canal plus a eu l’ingénieuse idée de créer une chaîne exclusivement consacrée à la chose et le quotidien de nos sœurs s’en est bouleversé. Je dois l’avouer, je regarde de temps en temps quelques épisodes et malheureusement, les séquences que nous y voyons ont des incidences sur nos vies. Beaucoup de filles vivent au rythme des novelas. Autant les hommes ont une passion pour le foot et les sports, autant beaucoup de femmes ne jurent que par les novelas. Les Indiens se sont mêlés à la danse avec la valse des Vahideyi, Shree, India love story. Ils ont même créé la chaîne Zee magic pour ça. Et depuis quelques années, les derniers invités sur la liste sont les feuilletons turcs. J’aime bien les feuilletons turcs et indiens pour leur respect de la femme, pour les valeurs véhiculés, surtout en raison du fait que les réalisateurs ne sont pas pressés de tout montrer.
Sur la chaine Novelas tv, la vie est toujours rose, la première rencontre est toujours un coup de foudre et tout est parfait. Après avoir regardé les quatre épisodes enchainés proposés quotidiennement, vous ferez vite de vous lever pour aller travailler. Dans la vraie vie, il arrive que l’amour croise nos chemins mais ce ne serait pas que pour aller de restaurant en restaurant ou de voyage en voyage. Toutes ces belles choses que nous regardons, il faudra travailler pour les avoir. De temps en temps, votre amoureux pourra vous inviter au restaurant mais ne vous y méprenez pas. Ce n’est pas un devoir à sa charge de vous offrir un portable dernier cri comme dans ce feuilleton-là. Oui, ce n’est pas non plus une obligation pour lui de vous emmener manger une pizza tous les soirs. Tout ce que nous regardons dans ces épisodes nous est proposé en termes de distraction et ce n’est pas toujours la réalité. S’il vous prenait l’envie de frapper votre homme comme dans ce feuilleton sud-américain, assurez-vous d’avoir les jambes bien agiles pour fuir loin de lui car je vous l’assure, la réplique risquerait d’être à la hauteur de votre geste. Regardons les novelas pour ce qu’ils sont réellement, des films réalisés pour nous permettre de rêver et de nous distraire. Les feuilletons sont du cinéma mais malheureusement, la vie n’est pas du cinéma.



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