Salut mes gens. J’espère que vous allez bien malgré la situation sanitaire actuelle. Ce matin, je vous propose ce billet qui s’inscrit dans la suite de la chronique intitulée « L’amour ne suffit pas » que j’ai débutée il y a dejà quelques mois. Je vous invite à relire les deux précédents billets consacrés au sujet L’amour ne suffit pas et L’AMOUR NE SUFFIT PAS (II) avant de continuer. Dès que c’est fait, on peut avancer.
Après le départ de Solim, il resta là perdu dans ses pensées pendant de longues heures, allongé sur son canapé en cette matinée de dimanche. Il avait envie de parler à quelqu’un de tout cela mais il ne savait vraiment pas à qui. Il essaya de joindre sans succès son meilleur ami. Le passé le rattrapa et il repensa à ces deux dernières années. Sa vie était simple à l’époque et tout lui souriait au début. Un boulot bien payé où il faisait ce qu’il aimait et une copine avec laquelle ils avaient des projets de mariage et d’avenir. Puis, un jour sans préavis, tout bascula. Elle le quitta pour un autre et sa vie s’arrêta presque. Et pourtant, les choses se passaient parfaitement entre eux. Rien ne présageait qu’elle le quitterait, surtout sans aucune explication. Après ces pensées nostalgiques, il se décida à aller voir ses parents comme il le faisait d’habitude quand il avait un problème. Il prit une douche rapide, et sortit. Il roula sans destination pendant une heure afin de retrouver son calme et trouver les mots avant de prendre la direction de la maison familiale. Comme toujours, sa mère était très heureuse de l’accueillir mais lui demanda pourquoi il ne les avait pas prévenus de son arrivée afin qu’elle lui prépare un bon petit plat. En souriant, il lui répondit que ce n’est pas grave car il n’avait pas faim. Et sans protocole, il leur annonça la nouvelle. Comme il s’en doutait, son père ne lui demanda pas ce qu’il comptait en faire. Il lui dit ceci : « C’est une bonne nouvelle. Félicitations fiston. Tu es un homme à présent et il te faut agir comme tel. Assumer les conséquences de ses actes en fait partie. Nous irons voir ses parents dès que possible pour les démarches de la dot et la date des fiançailles ».
Il resta impassible et laissa son père parler encore pendant un temps. Puis, prenant la parole, il exprima son point de vue. Il lui fit part de sa décision de reconnaitre le bébé mais de ne pas s’engager pour le moment. Il tourna son regard vers sa mère pour rechercher son soutien. Sa mère comme souvent lui dit qu’elle le soutiendrait s’il lui expliquait les raisons d’une telle décision. Il parla de ses doutes et de ses craintes qui furent balayés d’un revers de main par son père mais sa mère lui dit qu’elle le soutenait et qu’il pouvait compter sur elle. Quand il prit congés d’eux, il était toujours aussi confus.
Les parents de Solim furent mécontents en apprenant que le jeune homme n’était pas disposé à épouser leur fille. Mais ils acceptèrent la proposition. Les présentations entre familles eurent lieu deux mois plus tard et la grossesse se déroula sans obstacle. Elle ne manqua de rien sauf de la réelle présence d’un compagnon. Le suivi médical était régulier. Les mois se suivirent et un matin, la bonne nouvelle tomba : elle accoucha d’un beau garçon. Comme toujours, la naissance d’un enfant entraine des moments d’euphorie, de fraternité et de communion. Les parents se retrouvant et des amis et connaissances allant et venant pour exprimer leurs félicitations. Il a fallu choisir un nom et un jour de baptême. Il était heureux d’être père mais un peu confus à l’idée de priver son fils d’un foyer.
Le temps passa très vite et le bébé devint un petit garçon touchant à tout. Les choses n’avaient guère évolué et fatiguée d’attendre, Solim se résolut à prendre les devants. Elle l’invita un soir à diner et lui fit part de ses réflexions. Il lui répondit franchement qu’il ne se sentait pas prêt à se marier et ne voulait pas lui faire perdre plus de temps. Elle avait le droit de refaire sa vie. La jeune dame eut du mal à rester calme et à contenir ses larmes. Elle s’en alla sans un mot. Elle en était bouleversée car elle l’aimait et espérait que cet enfant, le fruit de leur brève romance, contribuerait à les unir plutôt qu’à les éloigner. Dans ses rêves les plus lointains et dans ses projets de vie les moins optimistes, elle ne s’était jamais imaginée mère célibataire.



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