Le titre vous a intéressés et vous vous êtes ramenés sur le blog, histoire de voir de quoi il s’agit. Vous avez sûrement raison. Vous le savez déjà. Ce blog est polyvalent, je parle de mes expériences et de ce que je veux au gré des saisons et de mes humeurs. J’y ai partagé mes séjours en Thaïlande, Egypte, Ethiopie, Inde, Sénégal, USA et le nord Togo pour ne citer que ceux-là. Et malgré tout cela, je ne me considère pas comme une Traveler ou nomade. Depuis un moment, la pandémie de la COVID 19 nous a obligés à bouger moins hors de nos frontières nationales. Pour moi qui rêvais de congés à Accra ou Abidjan, je me suis contentée d’une escapade de quelques jours à Atakpamé.

Je le disais, il y a quelques jours sur Facebook, une belle manière de débuter la nouvelle année, c’est de prendre un congé bien mérité pour se reposer loin de la ville, après les tumultes et agitations des fêtes de fin d’année. Un congé permet non seulement de faire une pause ou un bilan mais aussi de penser à ses perspectives. J’en ai fait l’expérience le mois dernier et je vous le recommande vivement. Je me suis rendue dans la région des plateaux, plus précisément dans la belle ville d’Atakpamé. Le coup de foudre a été immédiat et sans appel.
Atakpamé surnommée ville aux 7 collines porte bien son nom. Les collines majestueuses de part et d’autre des habitations clairsemées ainsi que la végétation abondante offrent aux visiteurs un décor enchanteur et agréable à la vue. Que vous résidez à l’hôtel ou en famille, vous ne serez pas déçus. Il vous suffira de sortir de votre résidence pour profiter de la beauté de Dame nature et contempler la grandeur de la création. Vous serez une fois de plus obligés de reconnaitre que l’homme n’est qu’un infiniment petit dans l’infiniment grand.
J’ai fait le tour de quelques lieux en mode découverte et je ne me suis pas ennuyée. La Cathédrale Notre Dame de la Trinité perchée sur la colline et sa cour parsemée de nombreux arbres vous inviteront bien sûr à la méditation ou au repos à l’ombre. A l’arrière en face de la statue de la Vierge Marie, vous aurez droit à un beau tableau fait de collines, de ruisseau et d’arbustes de tout genre.
Si vous êtes fan de randonnée, je vous invite à partir à pied comme je l’ai fait, au centre-ville plus précisément la vieille ville, où vous pourrez explorer l’hôtel de ville, le grand marché et continuer sur la belle paroisse Sainte Famille perchée sur une autre colline avec sa croix bien visible de loin. Après avoir visité les lieux, l’ascension de la colline conduit les curieux ou touristes aux locaux du célèbre collège Saint Albert le Grand, temple du savoir ayant formé de nombreux Togolais au fil des années, et au bâtiment de la communauté des frères du Sacré cœur, fondateur dudit collège.

Le quartier Djama ainsi que sa fameuse montagne communément appelé « Antenne » ne vous laisseront pas indifférent. Pour ma part, j’ai aimé me promener dans ses rues faites de pierres dures ou de roches, en mode randonnée matinale, pour déboucher au sommet et regarder les antennes y implantées.
Atakpamé ne laisse aucun de ses visiteurs affamés : la beauté de la ville n’a d’égal que la diversité et l’abondance des produits fruitiers, disponibles un peu partout et surtout au quartier Agbonou, porte d’entrée de la ville. Pour accompagner les repas, les poissons de Nangbeto sont proposés au menu. Aller et résider à Atakpamé sans manger du foufou et des poissons de Nangbéto devraient être considérés comme un véritable délit.
Vous vous mordrez les doigts si vous manquez l’occasion de prendre une bière fraiche la nuit dans le bar King of Kings à côté de l’Institut Sacré-Cœur à Agbonou. L’ambiance nocturne y est exceptionnelle, du fait de l’air frais occasionné par l’altitude et le paysage sombre et éclairé à la fois tel une nuit traversée de colonies de lucioles.
Atakpamé dispose de deux autres merveilles, la sortie ouest de la ville en allant à Hiheatro avec un paysage à vous couper le souffle. Cette voie est idéale pour prendre des clichés incroyables. Et la voie de contournement marché d’Atakpamé, Gbekon pour rallier la nationale N°1. Les montagnes, les vallées et les arbres sur cette voie constituent une véritable merveille pour les yeux des passants qui ne peuvent s’empêcher de s’arrêter pour apprécier la pureté du lieu et sa diversité géographique.

Lomnava, Kossi Kiti, Sada, Campement, voilà autant de quartiers que je n’ai pas manqué de découvrir et d’apprécier. La footaddict que je suis n’a pas manqué de faire un tour au stade municipal de la ville, pour visiter les installations. Aucun moment n’a été regretté, tout a été apprécié. La gentillesse et bonté des personnes rencontrées, les échanges brefs mais riches m’ont marqués positivement. Même si je n’ai pas eu l’occasion de visiter tout ce que j’aurais aimé visiter notamment la cascade d’Ayomé ou le nouveau parc animalier dont on m’a dit beaucoup de bien, je n’ai pas de regrets. Je prévois d’ailleurs d’y retourner très bientôt.
Je termine ce billet sur mon séjour à Atakpamé en partageant avec vous, chers lecteurs, cette anecdote de l’un des vicaires de la Paroisse Sainte famille avec qui je discutais de mon émerveillement en découvrant toute la beauté de la ville et combien j’étais étonnée qu’à Lomé, on ne parle que de Kpalimé alors qu’Atakpamé pouvait aussi être proposée comme destination de rêve aux touristes. Il m’a dit ceci : « Kpalimé, c’est pour la fête, la passion et l’aventure. Atakpamé, c’est pour la méditation, le recueillement, la profondeur et l’amour ». Et vous qui avez déjà visité ces deux villes togolaises, qu’en pensez-vous ?





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