Leçons de la chèvre de ma mère

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La Chèvre de ma mère est un livre sur le secret de la prospérité financière de l’écrivain d’origine congolaise et angolaise Ricardo KANIAMA. Ce livre m’a été recommandé par un collègue et fidèle lecteur de mes billets. En partageant la version électronique du livre avec moi et en insistant pour que je le lise, il ne se doutait même pas du bien qu’il me faisait. J’ai partagé ce livre avec toutes les personnes avec lesquelles je discute de livres, de lecture et de finances. J’ai eu des retours élogieux et beaucoup de gratitude aussi. Je dois reconnaitre que si j’avais lu ce livre il y a quelques années, ma situation financière serait meilleure. Je prie que tous ceux qui ont lu ce livre puissent mettre en pratique toutes les leçons qu’ils y ont apprises.

Pour ma part, je dirai pour commencer que c’est le genre de livre qu’on a envie de recommander et qu’on recommande. Le style est simple, clair et concis et il ne s’agit pas de généralités ni de paraboles. Il s’agit de concret, de précis et de règles bien vérifiables. Je vous présente dans ce billet les leçons que j’y ai retenues.

L’auteur expose son secret de la prospérité financière autour de l’histoire de la chèvre de sa mère ; comment d’une seule chèvre, sa mère a pu extraire un grand troupeau immense et prendre en charge tous ses enfants au fil des années.

Trois (3) catégories de personnes selon la façon d’utiliser l’argent :

Dans la vie, il y a  trois catégories de personnes :

  • La catégorie de la belle-mère : Cette catégorie de personnes utilise la totalité de leurs faibles revenus pour les dépenses de consommation, sans jamais épargner en se disant qu’ils gagnent tellement peu qu’ils ne peuvent rien épargner.
  • La catégorie des cousins, il s’agit de personnes de la classe moyenne qui ont des revenus élevés mais des dépenses plus élevées et sans épargne. Ils utilisent l’ensemble de leurs revenus élevés en habits, voitures, voyage et gaspillage.
  • La catégorie de la mère : C’est la catégorie de personnes qui gagnent de faibles revenus mais qui avec sagesse et sacrifice, décident d’économiser une partie de leurs revenus afin de constituer un capital d’investissement. C’est ainsi que petit à petit, le capital (chèvre) augmente. En effet d’une seule chèvre, peut naître un grand troupeau.

La formule de la chèvre de ma mère est toute simple. La chèvre est aujourd’hui identifiée au capital. Si on ne tue pas sa chèvre, d’elle pourra naître un grand troupeau. C’est-à-dire que si on arrive à avoir un capital grâce à l’épargne systématique et qu’on apprend à investir, petit à petit on pourra arriver à la prospérité financière.

Le diplôme n’est pas suffisant pour réussir dans la vie : L’auteur écrit ce livre pour tous ceux qui sont diplômés mais n’arrivent pas à s’en sortir dans la vie. Pour lui, le diplôme n’est pas suffisant pour réussir sa vie. Il faut apprendre à investir quand au fil des années, on ne trouve pas d’emploi malgré ses qualifications, ou que malgré qu’on soit salarié, on croule sous le poids des dettes.

Différents types de pauvres : pauvres chroniques, pauvres équilibrés, pauvres moyens : Pour l’auteur,les pauvres chroniques dépensent plus qu’ils ne gagnent et s’endettent autant, les pauvres équilibrés dépensent exactement ce qu’ils gagnent sans endettement mais sans épargne. Les pauvres moyens dépensent ce qu’ils gagnent et épargnent une partie de leurs revenus sans toutefois investir.

La particularité des riches : ils ne dépensent jamais l’intégralité de ce qu’ils gagnent dans les biens ou services de consommation. Ils n’épargnent pas uniquement une partie de leurs revenus pour dépenser plus tard et pas seulement pour un but spécifique, comme payer une voiture ou une maison.Ils économisent au moins 10 % de leurs revenus pour construire leur fonds d’investissement. C’est ici que commence la catégorie des bénis, des self-made-men (en français, ceux qui s’enrichissent en partant de strictement rien), des riches, des hommes libres qui dominent l’argent. Cette habitude sacrosainte des riches est la base même de la création et de l’augmentation de leurs richesses.

Les stratégies pour mieux économiser : développer l’art de maîtriser les dépenses : L’auteur propose des stratégies pour sortir du cercle vicieux des dépenses incontrôlées qui nous maintiennent dans la pauvreté chronique.  Lister ses dépenses, prendre réellement la décision de dépenser moins,  éviter toute personne ou occasion poussant à dépenser et pour finir, prendre l’engagement de mettre systématiquement de côté 10 % des revenus.

Savoir épargner pour construire un fonds d’investissement : Pour remédier aux problèmes que connaissent régulièrement les pauvres, l’auteur propose de construire un fonds et de l’augmenter au fur et à mesure afin de constituer un fonds d’investissement.En effet, le premier pas vers la richesse financière, c’est l’économie et l’épargne. Ceci est une vérité indémodable. Sans épargne, on ne peut pas devenir riche. Économiser à tout prix une partie de ce qu’on gagne, aussi insignifiant soit-il. Économiser pour construire un capital et non pour dépenser plus tard (achat de voiture, habits, faire des cadeaux, voyage).

Selon lui, parmi les multitudes de personnes qui ont expérimenté cette loi de l’économie et d’épargne comme loi de cause à effet, figure Benjamin Franklin qui a déclaré à ce sujet : « Celui qui gagne tout ce qu’il peut gagner justement et qui épargne tout ce qu’il gagne, excepté les dépenses nécessaires, ne manquera pas de devenir riche. Loi de cause à effet. »

Toujours séparer la vie personnelle et la vie professionnelle pour les entrepreneurs : Pour Ricardo KANIAMA, aucun entrepreneur ne doit recourir à la caisse de l’entreprise pour ses besoins privés. En Afrique, on pense à tort que l’argent de la société vous appartient, qu’on peut en faire tout ce qu’on veut et quand on veut. Cette pratique conduit à la pauvreté et la misère. Sur ce point précis, je me souviens avoir lu quelque part que c’est le nom de l’entrepreneuriat qui est joli, sinon les sacrifices qu’il impose sont énormes.

La gestion des sollicitations multiples : Pour  réussir sa vie financière, il ne faut jamais faire l’erreur de donner suite aux sollicitations sentimentales, basées sur des liens familiaux, amicaux ou amoureux. L’argent sans intelligence peut vite disparaître en Afrique car chaque jour avec son lot de sollicitations pour des décès, des cadeaux ou pour régler des problèmes causés par autrui. C’est pourquoi pour l’auteur, l’argent économisé pour un projet ne devrait jamais être détourné pour une chose différente, et surtout pas pour payer les erreurs des autres. A cet égard, il recommande de toujours appliquer la règle : « Celui qui ne peut pas être conseillé ne peut pas être secouru. »

Le succès et l’enrichissement sont d’abord une responsabilité personnelle :

J’ai bien aimé cette partie développée dans le livre. Même si vous naissez et grandissez dans une famille pauvre, on peut décider d’être riche. Il s’agit d’une responsabilité personnelle. Même si en Afrique, la famille ou communauté passe avant l’individu, cette mentalité doit évoluer. Réussir financièrement est une décision personnelle. Pour réussir financièrement, l’auteur propose d’appliquer la règle de la priorité : « Un individu ne peut être une priorité pour moi si je ne suis pas une priorité pour lui. » Et si je suis une priorité pour lui, il doit accepter que j’économise une partie de ce que je gagne pour l’avenir.

Je ne puis terminer ce billet sans partager avec vous cette citation de Franck Nicolas que l’auteur a placée au début de son livre : « Il y a la souffrance que nous nous imposons pour agir de façon à changer notre vie. Il y a aussi la souffrance du regret que nous éprouvons pour avoir négligé d’agir. Il semble que celle du regret est plus troublante et douloureuse ». Prendre conscience de sa situation et décider d’agir pour la changer en commençant par lire la Chèvre de ma mère de Ricardo KANIAMA, voilà la voie qui mène à la réussite financière.

16 responses to “Leçons de la chèvre de ma mère”

  1. Avatar de
    Anonyme

    Très inspirant ce bouquet, merci pour l’auteur sa contribue beaucoup pour nous les étudiants de son tiré de ce chaos de nos jours.

  2. […] Citation de la source: … […]

  3. Avatar de audreyjoyceblog

    C’est un livre qu’il faut lire car il contient une mine d’informations très utiles. Je le recommande à toutes mes connaissances car il a changé ma perception des finances et m’a aidé à prendre de nouvelles résolutions. Merci d’être passé par ici. Je suis à l’écoute pour discuter du livre après votre lecture.

  4. Avatar de Divin Gloire Mouz
    Divin Gloire Mouz

    Errata ! *Depuis*

  5. Avatar de Divin Gloire Mouz
    Divin Gloire Mouz

    Passionnant. J’ai ce livre avec moi de puis plusieurs mois. Votre billet me donne envie de le lire tout de suite. Je commence à le dévorer aujourd’hui, ça fait du bien à l’esprit d’apprendre des techniques pour économiser le peu qu’on perçoit et savoir surtout l’investir dans des projets concrets. Merci infiniment. Je vous ferai le compte-rendu après l’avoir lu…

  6. Avatar de audreyjoyceblog

    Tu le liras et tu partageras avec nous tes impressions.

  7. Avatar de AGBEMELE Kodjo

    J’attends impatiemment de lire ce livre aussi

  8. Avatar de audreyjoyceblog

    Merci à toi d’être passé.

  9. Avatar de KALIWA
    KALIWA

    Merci Audrey pour ce billet…

  10. Avatar de audreyjoyceblog

    Merci à toi d’être passé ici.

  11. Avatar de Blaise Derge

    Merci beaucoup Audrey, une véritable ouverture vers la prospérité financière.

  12. […] Leçons de la chèvre de ma mère […]

  13. Avatar de audreyjoyceblog

    Tu as très bien résumé les raisons de notre pauvreté. Vivement qu’on se documente davantage pour trouver les moyens d’accéder à la prospérité financière. Merci pour la lecture.

  14. Avatar de Laurent
    Laurent

    Merci pour ce billet, nous sommes vraiment victimes de la mauvaise gestion des sollicitations multiples, on se laisse emballé par des sollicitations sentimentales et la fin est tragique. Merci pour billet riche de conseils !

  15. Avatar de audreyjoyceblog

    Ah oui. Comme le dit le grand maître mon peuple périt faute de connaissance. Les informations sont dans les livres et il nous faut lire pour apprendre.. Merci d’être passée par ici.

  16. Avatar de KAZOULE Abalo
    KAZOULE Abalo

    Merci Audrey pour ce précieux billet. C’est des vérités que nous ignorons et nous périssons faute de savoir. Merci beaucoup.

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