Depuis l’année passée, le contexte mondial exceptionnel marqué par la pandémie de la Covid 19 a obligé les amoureux de voyage et de tourisme à privilégier l’exploration d’autres horizons à l’échelle régionale et sous régionale. Pour d’autres personnes, il s’agit de se tourner vers les villes de leurs pays d’habitation. Je fais partie de cette dernière catégorie. Ce n’est pas parce que les frontières terrestres sont fermées que l’homme ne peut plus voyager. Vogan, Atakpamé, Kovié, Tsévié, Tohoun, Kpalimé y sont passés. Je vous ai d’ailleurs parlé de mon voyage à Atakpamé dans ce billet Coup de foudre à Atakpamé.
Tous les Togolais connaissent Kpalimé, suis-je tentée de dire. Disons plutôt que tous les Togolais ont déjà entendu parler de Kpalimé. La ville de Kpalimé est située à 120km de Lomé. Depuis quelques années, elle est la principale attraction de visiteurs chaque weekend. Ces derniers n’attendent plus forcément les grandes vacances ou les congés de Noel et de Pâques. La ville est souvent le point de départ touristique pour des découvertes à travers la riche région naturelle des Plateaux. Nouveaux hôtels, nouveaux restaurants, des bars, des discothèques, elle offre une gamme variée de lieux à visiter et à découvrir.
Je vous ai déjà parlé de mon amour pour Kpalimé dans le billet Cueillir l’instant présent. Kpalimé est riche de ses cascades multiples, de sa végétation abondante et luxueuse, de ses monts et vallées uniques et de ses chemins jamais plats comme s’ils avaient une histoire à raconter. Kpalimé est doublement riche de sa proximité avec la capitale togolaise et le Ghana voisin. Cette ville des plateaux est riche de ses cultures du café et du cacao mais aussi de ses tubercules. Elle offre aux visiteurs la fraicheur et une légion de plats pour satisfaire les amoureux de gastronomie.

J’aime les voyages mais j’ai peur de la route. Cependant, j’ai compris très tôt que dans la vie, la peur ne devrait pas nous empêcher de faire les choses que nous aimons ou nous paralyser. Alors chaque fois que je peux me le permettre, je prends la route. Je prends la route pour observer, regarder, contempler et apprécier les merveilles de la nature. La pandémie mondiale actuelle nous offre l’occasion de découvrir nos pays et nos villes, nos concitoyens et nos richesses. Visiter le Togo doit être d’une importance capitale pour ses citoyens afin de découvrir ses cinq régions économiques. Essayez de sortir des sentiers battus, de Lomé et de son ambiance bruyante pour rencontrer d’autres personnes et sourire aux inconnus mais frères et sœurs du même pays. Visiter le Togo et ne pas se contenter des villes et des hôtels mais oser s’aventurer dans la profondeur et toucher du doigt le vrai quotidien de ceux qu’on ne voit pas.
J’écris ce billet parce que je suis retournée une 3ème fois à Kpalimé dans cette année 2021 et j’ai aimé. J’ai aimé une fois encore refaire ce trajet. Car les voyages sont comme les lectures et les lieux visités des livres. La vie est d’ailleurs un long voyage fait d’histoires tantôt passionnantes tantôt rocambolesques mais jamais ennuyeuses, un livre qui s’écrit à l’aune d’évènements heureux et moins heureux. Je fais partie de ceux qui aiment prendre la route, toutes les fois qu’ils le peuvent, toujours en quête de nouveauté et de découverte. J’ai découvert de nouveaux sites, de nouveaux hôtels et une nouvelle paroisse. J’ai logé dans un nouvel hôtel que peu de personnes connaissent, discret mais chaleureux.

Je vous invite à sortir de temps en temps de Lomé. Je vous souhaite de prendre parfois la route pour des destinations inhabituelles. L’instant d’une journée, d’un week-end ou d’un congé, voyager hors de Lomé et en faire un souvenir pour la vie. Vous me direz sûrement qu’il vous faut du temps ou des ressources financières, je vous répondrai que vouloir c’est pouvoir. N’oubliez surtout pas que le voyage fait l’homme.




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